Pour commencer …
Quand @agnèsvaldenaire
m’a proposé de participer à son carnaval d’article “Se (re)connecter à sa puissance, à son équilibre et à sa liberté d’action en tant que femme”.
j’ai sauté à pieds joints dedans, aiguillonnée par l’aspect « liberté d’action »
Bon, passé l’enthousiasme immédiat il faut rédiger l’article ! Non pas que je ne sache rédiger (ça c’est pour le côté « puissance ») : blog sur mon site, posts, article, newsletter sur LinkedIn …
mais cette crispante procrastination liée au sentiment d’illégitimité, encore et toujours !
Que vais-je bien pouvoir raconter d’intéressant ? En quoi ai-je de l’impact ?
Ensuite…
Et puis quelques vieilles situations me sont revenues,
et puis au-delà de ma propre expérience celles des personnes que j’accompagne,
et puis j’ai interrogé des hommes pour mesurer les différences dans l’approche de cette fichue illégitimité, pour le moins son sentiment ! Qui pour moi est la base des difficultés sous-jacentes au titre de ce carnaval.
Sans toutefois en tirer aucune généralité se dessinent quelques traits :
– un homme fonce, valide les points matériels
sans état d’âme
– une femme se pose ces questions :
suis-je légitime ?
vais-je y arriver ?
est-ce que je coche toutes les cases ?
Je ne m’autorise pas à …
Malgré tout ce qu’on leur dit, elles ne se sentent pas à leur place !
Pour quelles raisons ? 1 piste (pas la seule bien sûr)
Elles essayent de coller à la place que la société leur assigne depuis des siècles.
1 homme qui tape du point sur la table : c’est un leader ! (spoiler : c’est faux bien sûr)
1 femme qui le fait : c’est une hystérique ! Trop émotionnelle !
Un jour un de mes managers « toxiques » m’a fait la réflexion suivante : « ce qui est bien avec toi c’est que tu restes à ta place »
Heuh quelle place ? Seconde, 3ème, effacée ? Quelle place ?!
Et puis aussi on m’a souvent dit « tu sais ce que tu veux »
Heuh je savais surtout ce que je ne voulais pas ou plus !
Une chose dont j’étais et suis toujours sûre c’est le besoin d’avoir le choix donc d’ouvrir des opportunités !
Où sont les modèles ? Quels sont les modèles ?
Celles qui ont adopté les codes du « leader masculin » ? au mépris, parfois, de leur vérité. Pour briser le fameux plafond de verre !?
S’autoriser à être qui on est et à le montrer, l’assumer ! Même si on n’est pas dans la « norme »
De toutes manières quoique l’on fasse ou pas, dise ou pas on sera toujours beaucoup plus critiquée DONC autant être authentique !
Pour finir :
J’ai assisté il y a quelques jours à une table ronde sur le management bienveillant.
Ce que j’en ai retenu : être soi-même, être juste, ne pas faire aux autres ce que tu ne veux pas subir, trouver des points d’appui des pairs de confiance pour partager ses joies et ses doutes).
De ma propre expérience je retiens :
– ça n’a jamais aussi bien marché que quand j’étais le plus naturelle possible dans le rôle qui m’était assigné
– quel soulagement quand j’ai pris les décisions qui me permettaient de retrouver ma liberté d’actions, d’avoir à nouveau le choix
– le chemin est palpitant même s’il est plein d’incertitude
– quelle joie de mettre cette expérience au service d’autres